banlieu Parisienne, 9h47, soleil
<< Pourquoi ne parles tu pas? Tu as peur, c'est cela? On te fera aucun mal si sa peut te rassurer. Tu ne veux pas parler? C'est cela? une timide a ce que je vois! >>
Elle sourit. Elle est gentille cette fille, mais pourquoi elle veut m'aider? Et puis sa ne la regarde pas si je veux pas parler! Et puis même... je ne vais pas lui raconter ma vie non plus! et puis comment, de quel maniere? En tout cas elle a reussi à me faire un peu oublier. Elle a beau parler parler et toujours parler pour me mettre à l'aise et engager une discution avec moi, sa ne fonctionnera jamais. Je ne suis qu'une bonne a rien de tout façon...même pas capable de communiquer avec les autres! insociable comme ont dit. Et puis de toute façon elle stresse, sa se voit ; elle dit toujours " c'est cela ? ". elle a une drôle de maniere de parler quand même..
Je vois qu'un de ses 'gardes' a l'air d'hesiter, puis lui parle. Son visage se ferme incroyablement vite. Soit elle ne l'aime pas soit elle est lunatique. Surprenant, car une infinie gentilesse émane d'elle. Apres lui avoir parlé d'un ton bien cassant, les deux hommes repartirent aux voitures pendant que deux autres les attendent: même profil, même costume, même muscles, même peur.
Elle se tourne vers moi, le sourir revenant aussi vite qu'il était partit pour voir ailleur s'il y était. Elle me parle, encore et encore. Son tique reviens souvent, je dois la stresser à ne rien dire... Elle tend une gentille petite main vers moi, surement en signe d'amitier. Mais moi j'suis pas habituer. Je me referme, autant physiquement que moralement. La pauvre parait blessé que j'ai reculé, mais elle a l'air d'avoir comprit. La peur a dut se lire dans mon regard et je me maudit pour ça. Je m'étais pourtant promi d'être forte!
<< je sais ce qu'on t'as fait. >>
Je me fige. Six mots. Dix-neuf lettres. Sa perturbe. Beaucoup même. Elle a l'air de savoir. Mais qu'est-ce qu'elle m'veux à la fin? moi je lui ai rien demandé! Je soupire, je regarde le sol. J'y peut rien moi, c'est ma nature. Je suis comme sa. Et en plus de ça j'ai jamais été en contact avec le monde exterieur. Ma mere elle, elle, a juste essayé de faire de moi une personne civilisé, avoir de la culture general. Y a juste en sa que j'suis bonne.. et puis mon caractere de carapace comme elle disait, bah il m'aide pas non plus...toujours entrain de me refermer sur-moi-même. C'est tellement frustant, c'est automatique. Je le fait inconsciement.Faut me pardonner parce que la nature m'a pas gâté comme disais l'autre...
<< Je sais ce qu'on t'as fait, et je veux bien t'aider. Tu dois être surement en état de choc pour ne rien dire comme cela. Mais au moin tu hoches la tête, c'est déjà cela. Il ne faut pas me considérer comme une enemie, tu sais! Je veux juste t'aider. Tu veux rentrer chez toi? c'est cela? Je peux t'y emmener si tu veux! Mais peut-être as-tu faim? Tu veux manger dabbord? C'est cela? >>
J'ai envi de lui faire ravaler son petit air compatissant. Cette petite mademoiselle je-sais-tout ce mêle de ce qui ne la regarde pas! j'ai envi de la griffer pour tout ce qu'elle comprend. Je veux la faire taire parce que mon chez moi c'est un enfer doré. Malgres tout ce que je voulais je reagi comme je ne voulais pas : j'éclata en sanglot. En reussissant a replier mes genou contre ma poitrine, les entourant de mes bras.
Je la vis tiquer. Peut-être commence-t-elle a comprendre? Je voulais pas qu'on me demasque, qu'on sache pour mon handicape. Je voulais parraître forte et sans faille mais ça n'a fait qu'agraver mon etat. Je pleure de plus en plus. En silence bien entendu, juste la respirations qui s'accelere et les larme qui abonde.
Elle tend de nouveau une main mais cette fois-ci c'est pour me reconforter et non pour créer une amitié. Je recule, toujours sur mes gardes malgrès mes pleurs incessant. Un cris montrant que je proteste aurrait du s'échaper de mes levres. Il ne le fit pas. Putin de mutité ! Je veux parler pour me soulager, je le fait mais auccun mots sacadé par ma respiration ne parvien à sortir. Je la regarde à travers mes larmes; elle compati, sa se voit. Mais moi je veux pas de sa pitié, merde! Qu'elle parte! J'ai toujours sur gerer ça ! ça fait bien dix-neuf ans que je le subit ce truc de merde, alors je saurrais bien continuer! Je sens une haine monter en moi, cette petite fi-fille à papa peu parler elle, dailleur elle ne se gêne pas !
Ma haine doit se lire sur mon visage car elle soupire et continu toujours de parler. Qu'elle se taise bon dieu! qu'elle se taise!! J'en ai marre de sont petit air-péteux-qui-sait-parler-quatre-langue-presque-cinq, je veux lui en mettre une pour qu'elle se taise mais depuis tout a l'heure je fais jamais ce que je veux, alors je continue a pleurer. A croire que je vais me desecher a force... Je la laisse me prendre dans ses bras parce que je suis epuisé. Epuisé de se combat mentale, epuisé par tant de chemin parcouru et par mes larmes. Ce fut bercé par des gestes tendre et une chanson fredonné que je m'andormi malgres moi.
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pour info : la mutité c'est être muet !
je ne suis pas très fière de cette fin, désolée !